17- Doc Martins, Country Music, DJ à Taos, Taosshortz

Restaurant bar Doc Martins, bel endroit branché où les gens se retrouvent entre 16h et 18h, musique live, essentiellement country.

Aujourd’hui on y est tous pour fêter la « réembauche » d’une DJ qui, le 31 décembre dernier, avait été virée sans aucune explication, d’une station de radio où elle animait une émission, le matin tôt. Elle invitait les gens de la région pour parler de leurs projets, idées, expositions, concerts, réunions évènements ou idées de toute sorte. Elle créait des liens entre les uns et les autres. Succès. Alors ils écrivent, protestent et un mois après, le 1 février, une autre radio de Taos lui propose de reprendre cette émission.

D’où la fête avec plein de musiciens, des amis, des auditeurs, et parce qu’elle est lesbienne, plein de lesbiennes. Je me balade dans les 2 salles, bourrées à craquer, tout le monde l’embrassant, s’embrassant, la prenant dans les bras, la congratulant, et puis musique, rigolades, conversations. Je me retrouve à une table avec une femme grande et costaude, très en forme, au moins 50 ans, chef des pompiers à Questa, à une heure au nord de Taos, accompagnée d’une petite fille tout en rose qui adore les glaces, dessine sur des minuscules bouts de papier et qui est la fille de Melinda, toute blonde là-bas au bar, puis 2 vieilles dames s’installent en face de nous, habillées comme ça devait être il y a 50 ans. Liz, Pamela et George sont là. On est assez éberlué. La DJ, qui a la même tête que Higelin, Nancy je crois, avec qui Carolyn a immédiatement fait connaissance nous demande d’où on vient ce qu’on fait. Effarant, ces femmes vraiment masculines, qui ont l’air de toutes se connaître, quelques autres, sophistiquées, beaucoup plus ambigües, et ces gens absolument comme on les imagine, sans y croire: les bottes et les jeans, bien sûr, mais aussi les vestes brodées, tissées, à franges, les blousons et les chapeaux de cow-boy, gilets et jupes en daim. De plus en plus chaude, l’ambiance. Je vais écouter la musique et regarder. C’est comme au cinéma.

Par la fenêtre, splendide ciel immenses nuages effilés. ça fait bien une heure et demi qu’on est là. J’ai envie de sortir du film et de rentrer.

Surtout qu’à 19h, on va avec Pamela et George au festival du court-métrage de Taos qui a lieu ce week-end!
11 courts métrages qu’on trouve vraiment pas mal à part 2, 3, on ne peut même pas dire navets tellement c’est rien du tout.

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