22- Chez Hélène Wurlitzer avec Michael Knight, la Morada, los Penitentes


14h, nous avons rendez vous avec Michael qui nous fait une visite commentée de la maison d’Hélène Wurlitzer.

Une maison habitée comme il nous dit pour résumer.
C’est cela, on sent qu’elle a tout aimé ici, les cadeaux qu’on lui a faits, les choses qu’elle a choisies d’ici ou au long de ses voyages.
La maison est entièrement faite en adobe et avec des bois d’arbres de la région.
Une maison où elle a accueilli plein d’artistes, en toute liberté de temps et d’action.
Michael, de pièce en pièce, nous redit comme il tient à rester fidèle à cette philosophie : Discrétion autour du lieu afin que chaque artiste, ici, puisse comme il l’entend ou le peut, créer, ouvrir d’autres voies, se reposer, réfléchir.


Tiens j’entends le vent ce soir. La journée a été magnifique, lever avec une très fine poudre neigeuse une sorte de matin du monde, immaculé et clair.

Je pars à pied voir le coucher de soleil, approchant des montagnes roses encore, se bleutant avec le soleil de plus en plus bas, et lorsque je me retourne un ciel assez somptueux vermillon, gris mauve derrière les rideaux d’arbre.

Juste avant la nuit j’arrive, à l’angle de la rue Las Cruces et Penitentes drive, au cimetière dont nous a parlé Michael, avec toutes ses tombes, décorées, colorées, fleuries sur le fond assombri maintenant des montagnes


Trop sombre pour aller jusqu’à la Morada de Nuestra Señora de Guadalupe. Au bout du chemin je tombe sur un panneau «  No trespassing, taos pueblo tribal land. »
Un nouveau dead end.
Fin de la balade.

Et juste là au moment où je repasse devant le cimetière arrive Pamela qui avait eu la même curiosité que moi. On refait le tour et on rentre ensemble. Chaleureux dans la nuit.

Le poêle ronfle, je tire les rideaux, ça devient chez moi cette petite maison loin de tous les miens, dans ce pays qui reste si rude avec plein d’endroits pas du tout domestiqués, si on peut dire. Ce soir je me coucherai tôt.

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