31 – SOMOS, Carolyn Gage, James Thomas Steven

Alors aujourd’hui, temps moyen, réveillée tard, je continue le blog. Ça me prend la tête ce truc, comme d’habitude c’est quand j’ai envie de finir vite que le programme soit ne marche pas très bien soit je ne sais pas comment m’en servir, peu importe, même résultat, ça va 3 fois moins vite que ça devrait.

19h, soirée lecture. En attendant que ça commence, on bavarde. Robbie Steinbach, photographe est venue et on se revoit avec plaisir. Elle prépare une exposition qui commence le 13 mars. Me demande si ça va bien si je fais des photos, oui bien sûr ça avance doucement. Nous propose d’aller à Albiquiu où elle a habité 5 ans, mercredi prochain sauf neige épaisse! Sont là ce soir Rena, et Bill Ebie et sa femme, la peintre chanteuse Patty Sheehan… Je sors beaucoup plus qu’à Nice, on dirait.
Article du Taos News
  sur la soirée organisée par SOMOS (Society Of the Muses Of the Southwest)
dans l’ancienne maison de Mabel Dodge Luhan.

J’y suis venue avec optimisme car ce soir sont invités:
James Thomas Stevens à lire des extraits de ses livres
Carolyn à jouer une partie d’une de ses pièces.

Dès que James Thomas Stevens commence à lire, c’est formidable.
Entre autres une série de poèmes mohawk, qu’il a traduits en deux versions, la traduction anglaise et la traduction personnelle autrement dit ce que devient ce poème réinventé à son usage personnel.
La lecture dans les « trois langues », si on peut dire, est formidable.
Une manière d’expliquer, précise-t-il, comment tous ces textes, transmis de veillée en veillée se transformaient avec chaque personne qui les disait.

Jacqueline voilà ma première « approche ». Il a vécu au Canada et ailleurs et habite depuis un an près de Santa Fe. Sa mère est mohawk (gardons le nom connu même si c’est celui que leur donnaient les ennemis et qu’il traduit par « cannibale ». Je trouve sur internet « mangeur de chair » et eux s’appellent « le peuple du silex »).

 

Son père gallois se plaît a lui répéter que c’est de lui, du peuple de Galles qu’il tient ses dons! Sa décision de devenir poète à été définitive le jour où un professeur leur a dit en classe:
– « La poésie c’est l’orchestration du silence ». Son père quand il rentrait le soir après le travail, et que ses nombreux enfants lui posaient des questions, leur répondait : »Je n’ai plus de mots. »
– « Chez les Indiens, » ajoute-t-il « le silence est partie prenante de l’histoire qu’on raconte. La poésie aussi parce qu’elle dit les choses en beaucoup moins de mots que les romans. Ça me convient. »
Comme dans le jazz de Miles Davis?

 

 

 

 

 

 

C’est le tour de Carolyn et c’est aussi magnifique, vivant, rapide.

Tout le monde rit et en même temps il y a toute la douleur de ces deux femmes du XIXème, “Fly Rod” Crosby et son Annie Oakley », rejetées, pas aimées, trop différentes.

Pamela, Carolyn et moi allons dîner au Doc Martins. Chaude la discussion entre nous Amérique/Canada/France, femmes mariées/femmes lesbiennes, le théâtre/la peinture/la photo, etc…

Et on rentre, en beauté. Le labyrinthe juste là où on est garé, dans les phares, c’est pour demain?

 

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2 commentaires

  1. Ton blog est super et je suis d’accord avec José, très lisible. Les liens très accessibles….
    Est-ce que cela te prend beaucoup de temps ? Ce serait bien de continuer.

    Tu as certainement déjà lu ce poème de John Balaban
    « Passing Through Albuquerque »
    At dusk, by the irrigation ditch
    gurgling past backyards near the highway,
    locusts raise a maze of calls in cottonwoods.
    A Spanish girl in a white party dress
    strolls the levee by the muddy water
    where her small sister plunks in stones.
    Beyond a low adobe wall and a wrecked car
    men are pitching horseshoes in a dusty lot.
    Someone shouts as he clangs in a ringer.
    Big winds buffet in ahead of a storm,
    rocking the immense trees and whipping up
    clouds of dust, wild leaves, and cottonwool.
    In the moment when the locusts pause and the girl
    presses her up-fluttering dress to her bony knees
    you can hear a banjo, guitar, and fiddle
    playing « The Mississippi Sawyer » inside a shack.
    Moments like that, you can love this country.

  2. Bon , ça y est je navigue dans ton blog et j’ai rattrapé le retard de ces derniers jours, j’avoue que c’est mieux que tes mails. C’est comme un vrai journal. Je suis intéressé par ton approche lente mais régulière de la vie et de la culture indienne. J’ai parlé longuement à Pascale hier soir au sujet de Séverin et cela m’a fait du bien, je n’ai pas osé téléphoner à Vincent et Perle. Trop c’est trop ces deux décès a une semaine d’intervalle, quelle horreur que cette guerre. Je suis sure que cet attentat est en représailles contre l’opération militaire des 15 000 soldats afghans et américains contre les talibans. Nous sommes aujourd’hui dimanche au coeur d’une tempête de pluie et de vent (120 km/h). Je continue à donner un cour de yoga le vendredi mai j’ai beaucoup de mal à travailler seule à la maison. Hier soir les césars ont récompensé massivement le film de jacques Audiard, le prophète. Bravo Marie pour ce voyage immobile en profondeur que tu nous offres avec ce carnet de voyage.
    Je t’embrasse
    Jacqueline

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