34 – Temps maussade, Exotisme, Coller au Monde

Il a neigé toute la nuit.

Annulation de la balade avec Patrick vers Coyote Creek, de l’autre côté de la montagne.
J’en profite pour voir avec Cedric l’histoire du blog. Trop compliqué de changer.
Reste calfeutrée à l’abri à lire et trier les photos. La neige est épaisse, le temps maussade.
Il reneige.

Je relis de très anciennes notes. Ah! L’exotisme – Saba en est – ne s’attache pas, puisqu’aussitôt familier il a perdu son exotisme. Libres les pas de celui qui se nourrit d’exotisme. Fermer enfin ces dures années qu’on n’écrit plus. Ou alors pour poser des conditions. Puis plus du tout. La gorge trop serrée, l’étouffement guette. Alors s’échappe la plainte très triste du manque d’amour. Où sont les mots qui décrivaient la saveur du monde, les exaltations, qui disait l’amour, les promesses, l’ivresse? 

Il serait bon de retrouver les latences adolescentes quand le temps avait le temps.
Le temps douloureux reprendrait des couleurs et de nos langueurs ennuyées naîtraient ces moments forts d’amour et de beauté. On collerait à nouveau au monde. Ne pas oublier avant même de l’avoir magnifié qu’on a aimé?

Gris dehors. Chaud dedans. Arriverai-je à lier les différentes écritures celle du regarder en photographiant, celle du comprendre en écrivant ? Pas encore.

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