48 – Artistes de Taos, Blumenschein, Steve Immel, Nancy Delpero, Lande Moradesque

Envoi de mails ce matin. Et un à DG Nanouk, j’adore le nom de cette poétesse inuit, pour lui proposer une collaboration éventuelle autour des rivière puisqu’elle en parle beaucoup (comme James Thomas Stevens d’ailleurs) et que je suis ici aussi pour continuer cette série  commencée en 2000. Sale temps de neige maintenant fondue. Je lis quelques Postcards from Ed, et pars en ville visiter le Harwood Museum, qui justement ferme le lundi!

Qu’à cela ne tienne juste à côté il ya la maison d’Ernest Blumenschein qui est avec Bert G. Phillips à l’origine de la présence de tant d’artistes à Taos.

Nous et nos Voisins de Taos, Meule de foin dans la Vallée de Taos, Après-midi d’un Berger

Longue conversation avec Nancy, peintre elle aussi, et qui fait l’accueil en attendant de gagner plus d’argent avec ses tableaux. Elle me parle donc de la vie de Blumenschein de sa femme Mary et de sa fille Hélène tous les trois peintres et qui ont au fil des années acheter l’une après l’autre, les pièces qui constituent la maison. Il ya 3 puits dans le jardin. Taos a eu l’électricité et l’eau courante en 1930. Avant, eau du puits et bougies. Ensuite la conversation dérive sur les artistes de Taos, très solidaires, me dit Nancy et nous pouvons même parler d’artistes que nous connaissons toutes les deux:  la chanteuse Jenny Bird, Robbie Steinbach avec qui elle a collaboré pour une exposition ou encore un de ses amis, photographe de l’Hacienda Martinez qui va exposer avec Robbie à la Nightingale Gallery à partir de samedi prochain. Je lui parle d’une photo de  Steve Immel, que j’ai beaucoup aimée, sur son site, 3 tipis dans la neige dont on ne voit que des bouts. Justement me raconte-t-elle :
– Un matin très tôt je vois la neige épaisse tombée la nuit même et un brouillard qui flotte devant les montagnes et sur la lande et j’ai tout de suite appelé la femme de Steve pour lui dire d’aller photographier au plus vite… Probablement ce jour-là, les tipis. Nous nous reverrons samedi. Ravie de t’avoir parlé, Marie. » Ça m’a bien fait plaisir aussi.

Quand je sors, lumière très particulière et brume blafarde pour adoucir les tombes et la mort ? Retrouver la lande moradesque, avec la pleine vue sur les montagnes. Parfaitement hivernal très gris et blanc, sauf à l’ouest une sorte de feu orangé, comme si l’hiver sentait l’arrivée du printemps, et tenait à nous imprégner de sa beauté. C’est rude mais prenant.

Juste en repartant, je me retourne, par habitude. Je croyais que le crépuscule en avait fini avec la lumière, non pas complètement, encore rosées les montagnes à l’est. Contente de cette rencontre, de la visite, de la balade sur la lande.

Rouge réconfortant de l’enseigne et j’arrive chez moi. Le vent dans les arbres. Le poêle se met en route. Souffles devenus familiers, chaud au coeur et aux pieds. Fatiguée ce soir encore. Ce n’est plus le chien.

Je me couche trop tard! Avec dans la tête les images confondues des pénitents à la noire morada de Blumenschein et de la mienne quand je me retournais et la voyais splendide, sombre avec ses montagnes comme un rêve qu’elle aurait fait.

 

 

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