58 – Matériel Photo et Préparation Psychologique au Développement, Coïncidences, Carolyn peint, Dead Man Cell Phone

Ayant décidé de développer moi-même mes films, je me lance dans l’exploration de ce qui se trouve dans la pièce « à réparer », derrière la cuisine, et qui sert de réserve à tout: meubles, mes légumes, des emballages de toute sorte, des sacs de ciment, plâtre… et du matériel photo donné à la Fondation par la photographe écossaise qui a habité dans cette maison. Les produits sont arrivés hier. Y’a plus qu’à.

Mais, chance, il manque un thermomètre. Je vais donc voir Michael pour lui demander s’il y aurait de l’équipement photo ailleurs. Quand j’arrive dans son bureau, il est au téléphone. Me fait signe d’entrer. Il est en train de parler avec Bruce,  pueblo marié avec Anne Marie Emanuelli dont la mère est française, de St Mandrier près de Toulon. Ah les coïncidences! Depuis notre conversation de l’autre fois Michael m’explique qu’il s’est un peu renseigné auprès de ses amis et voilà, Bruce est photographe et écrit. Il a pensé que ce genre de rapprochement était le meilleur.

A ma surprise, le rendez-vous a été décidé pour demain vers 11h00 et Michael propose de venir aussi. Je suis vraiment contente, le remercie. Evidemment on s’installe pour bavarder un peu. De nos enfants, des temps qui changent, d’Eloïse et de son voyage d’un an avec Marins sans Frontière sur le bateau au Mozambique, avec Jacky et Martine, de reliure d’art puis du théâtre et de Félicie, du petit livre que nous avons fait toutes les trois sur Pierrefeu, eh oui il faut que je pense à lui montrer…

George arrive en tenue de cycliste (je regrette de ne pas avoir mon appareil photo, il est parfait),

– « Alors Michael as-tu décidé ? La Fondation serait-elle prête à me vendre ce vélo que j’adore? »
– « Non, je ne crois pas, j’ai regardé c’est le seul grand vélo et puis c’est une donation, non je ne peux pas. »
Désolation chez George qui est décidément très attaché à ce vélo, on dirait, et qui m’avait déjà expliqué ce matin comment il l’enverrait ou peut-être il rentrerait chez lui, en Basse Californie à vélo, voyons combien ça prendrait de temps…. Il insiste un peu pour la plaisanterie.
– « Non, non mais je t’aime beaucoup George » dit Michael. Ce qui clôt le sujet.

Détour par chez Carolyn, plein soleil. Pamela et elle sont installées dehors, fraises, thé, biscuits ET PEINTURE. Carolyn s’entraîne pour son projet de rétable. Couleurs acryliques, pinceaux, bois, tout est là, mais avant de se lancer, il fallait que Pamela soit présente pour l’aider à passer à l’acte pictural et il faut aussi qu’elle se débarrasse de toutes ces références catholiques, couronne d’épines, gouttes de sang, croix, anges. Elle a déjà peint tout ça sur une grande feuille blanche.
– « Quoi d’autre?
– « La vierge »je lui dis.
– « Ah non je ne peux pas peindre les gens »
– « Peins la de dos »
– « Ah oui je vais faire tous les personnages de dos. C’est à ça qu’on reconnaîtra un « Carolyn Gage ». Ma marque de fabrique. »

Demain tempête de neige paraît-il au Nouveau Mexique on rigole, tellement le ciel est absolument bleu.

A 6h30, Liz, George et moi partons dîner chez Graham. On trouve une paire de lunettes psychédilique.
Le restaurant est bourré. On se retrouve au bar, ce qu’adore George qui peut regarder tout ce qui se passe, écouter, et « draguer » les serveuses!
Liz et moi avons les jambes dans le vide mais le dîner est  délicieux. Décidément Taos est une pas mauvaise adresse.

Arrivons au théâtre pour voir la pièceDead Man Cell Phone de Sarah Ruhl, dramaturge très jouée aux Etats-Unis. Pas mal, drôle, vivant. C’est évidemment Liz qui nous a convaincus de l’accompagner, en plus on était au premier rang à ras des acteurs.

Retour dans la nuit, mais vous le savez déjà, Liz a sa lampe de poche.

Donc bonne soirée.

PS
George avait accompagné son commentaire (voir ci-dessous) sur ces innombrables petites bouteilles au bord des route avec cette photo:

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2 commentaires

  1. Nips
    -Yesterday our french conversation floated over to Nip phenomenon prevalent along Taos the avenues. I, in the flat light of a snow storm, documented the Nip experience. I haven’t a clue why anyone would buy these in quantities.
    -George

  2. Carolyn
    My theory is that, when pulled over by teh police, it’s much easier to chuck these than, say, an open fifth of whiskey. And cheaper… if one is living paycheck to paycheck… But it is weird. Never see those in Maine.

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