85 – Dimanche au Bord de l’Eau, Encore les Blackrock Hot Springs, Empenadas, Dorothy Brett, Carolyn Gage, Patty Sheehan

Tôt le matin je pars pour les sources chaudes le long du Rio Grande.
A la sortie de Taos, breakfasters et vagabond qui compte ce qui lui reste.
La piste et ses cavaliers du dimanche, en bas, au pont, pêcheurs, kayakeurs, familles, commencent à arriver.

 Je ne reconnais plus l’endroit enneigé parfois, toujours solitaire où je suis venue plusieurs fois.

Au départ du chemin pour les sources, personne. Au bassin non plus. L’amie de Robbie, spécialiste des pétroglyphes m’avait dit qu’à proximité des bassins d’eau chaude il y avait en général des signes pour les indiquer, visibles quand on passait en bateau. Je suppose que ce sont ces deux ondes que je vois sur le rocher.
J’entre dans l’eau. Très chaude. Ah si j’avais connu l’existence de ces sources je serais venue avec la neige autour, cela aurait été formidable. Ce matin j’en profite, admire le paysage, nageotte en rond, essaie le bassin voisin où l’eau chaude se mélange à l’eau du Rio Grande, froid mais supportable. Ce qui me surprend encore plus que la température, c’est sa limpidité et sa couleur. Pendant que je suis dans l’eau des kayakeurs passent puis deux hommes dans un énorme bateau en caoutchouc s’approchent me font coucou et me demandent si c’est aussi délicieux que ça en a l’air. Me laissent à ma paix.

Quand je finis de me rhabiller arrivent 2 jeunes, en balade. En voyant l’eau si claire, ils pensent qu’ils ne vont pas résister et se baigner. On discute, lui se présente,
– « Leaf, oui comme la feuille d’un arbre ». Je rigole:
« Tes parents étaient des hippies, non? flowers peace and love! »
– « Oui, c’est exactement ça. Et d’ailleurs c’est toujours des hippies ».
La fille s’appelle Adrienne et dit:
– « Oh, c’est agréable, vous le prononcez à la française. Ici ils ne savent pas comment le dire. »
On bavarde un peu.

A 16h, on a rendez-vous pour finir les empenadas. Hier on a fait la farce. Maintenant George découpe la pâte et je remplis les cercles qu’ensuite je plie en 2 et ferme.

On en fait une cinquantaine pour le repas de ce soir. Il y aura tout le monde et Michael, sa femme Toni et les « members of the board ». En fait je ne sais pas trop comment on dit en Français.
Après le délicieux dîner, Carolyn et Patty Sheehan, la chanteuse de Don Juan (cf. 14 février, Saint Valentin), lisent la pièce sur Dorothy Brett et DH Lawrence que Carolyn a écrite depuis qu’elle est ici.
Encore une fois j’admire la vie et l’écriture de la pièce. On en parle, soirée chaleureuse, et voilà.

 

 

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