87 – Clear Creek, Cimarron, sur la Piste de Santa Fe, Wild West, Saint James Hotel

Départ à 8h00 pour Cimarron, ville de l’ouest sauvage, avec George.

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On passe évidemment par le World Cup pour emporter le meilleur café de Taos.

 

Puis l’éternelle 64 qui monte vers Angel Fire et Eagle Nest  (Ah! Les noms)  et son lac, encore gelé.

C’est le printemps dans les hautes plaines entre 2 cols, l’eau ruisselle partout, emplit les terres les plus basses. Une sorte de douce inondation qui vient quelquefois jusqu’au bord des routes et qui ne préoccupe personne.
De l’autre côté de la montagne, pour descendre vers Cimarron on roule dans un canyon qui suit les caprices du Clear Creek.
Tout d’un coup magnifique échappée sur la rivière qui, gonflée par la fonte des neige et les orages d’hier soir, s’étale là où le canyon s’élargit.
Plein d’oiseaux, des plaques de neige, des arbres, des rochers. Je prend le sténopé et marche au bord de la rivière, vers la forêt. Georges reste dans la voiture:
– « Prends ton temps, Marie. »

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On arrive à Cimarron, la ville au milieu de nulle part, ranches, chevaux, rues à angle droit, platitude, sur la mesa qui est une des limites de la ville, l’immense réservoir.

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Dans le café galerie où on entre, on s’assoit sur les tabourets à l’assise en forme et aux couleurs de capsule de coca cola, derrière le bar, la bouteille de lait au nom du plus vieux ranch du Nouveau Mexique à être tenu par la même famille, la serveuse comme on l’attend et sa cliente qui lui montre les 2 derniers colliers qu’elle a faits pour la vente de charité qui a lieu dimanche prochain, les bijoux indiens, la collection sur 12 m de long au moins et 1m de haut de « patches » et la serveuse nous dit:
– « Ils viennent de toute l’Amérique et de Russie, Pologne, Argentine »
– « De France? »
– « Non! »
Pendant qu’on sirote notre café, elle nous raconte l’histoire de la ville, les tueries, Maxwell, la County Colfax war, les balles dans le plafond de l’hôtel Saint James,
– « Il faut absolument que vous alliez le visiter ».
Entre un Américain. Il dit toute sa nostalgie d’avoir quitté Cimarron, sa ville, son enfance:
– « Comme c’était bien!, je veux revenir, vous ne connaîtriez pas quelque chose à vendre… »

La plaza, très grande et presque vide où les émigrants vers l’ouest, campaient. On passe dans les rues, ahuris devant les maisons dont certaines datent probablement de l’origine de la ville, plein de muraux, des vieilles voitures partout, des daims sous les arbres devant les maisons, des chevaux, des chiens et autour l’espace sauvage.

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On essaie un autre magasin complètement western, même accueil avec envie de raconter sa ville. La femme nous montre des chapeaux de cow-boy de toutes sortes, des chemises… des jeans, des santiags et autres bottes, au fond, l’atelier de son mari qui est sellier.
Elle nous indique un tout petit « deli », the Porch où tout est bon. Oui délicieux et frais, dehors les légumes et fromages et fruits qu’elle vend.

Visite obligée donc de l’hôtel Saint James où le patron prend un grand plaisir à nous montrer le plafond percé par les fusillades et les chambres où Lew Wallace a écrit une partie de Ben Hur. Où ont couché Annie Oakley, Buffalo Bill, Jesse James, Remington, White Earp.

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Le plafond troué – Annie Oakley – Wild Bill Hickock – Pat Garrett

Dans le hall des têtes de wapiti, bison et un lion des montagnes ou puma, plus grand que je ne l’imaginais. Il paraît qu’il en reste dans la forêt autour.

Retour à Taos. Tranquille soirée avec Robbie et Jim au Lambert’s restaurant qui est le meilleur de la ville, à leur avis. Et oui on s’est régalé. En plus plein de photos et de tableaux sur les murs.
Les adieux commencent!

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