89 – Dragonfly, Millicent Rogers Museum, Two Graces, Depression Jewels, Dernier Apéritif

Rencontre bilan avec Michael, autour d’un thé, dans la belle maison d’Hélène Wurlitzer, toujours intéressant.

George m’invite au Dragonfly pour un rapide repas. Petit restaurant, peu de choix mais tout est bon et particulièrement, leurs délicieux gâteaux.
Suis tout près du Millicent Roger Museum. Je reste plus d’une heure dans ce petit musée bourré de choses formidables, couvertures hispaniques et navajos, bijoux, poteries, vanneries, meubles, peintures, art religieux.
Toujours émouvant de découvrir, dans ces maisons-musées, une personne à travers les choix qu’elle a faits.
Avec ici tous les bijoux qu’elle a créés et fabriqués, ses outils, et les vêtements qu’elle portait et qui ont été à l’origine de cette mode d’un ouest urbain et chic à Santa Fe et Taos.

Fonce voir l’antiquaire de Ranchos de Taos. J’avais visité son magasin, Two Graces, tout au début. Revois les magnifiques mocassins, les cadres boites en métal, les livres, les petits objets et les bijoux.
Tombe sur un collier très particulier que je n’avais pas remarqué l’autre fois et quand je veux le voir, l’antiquaire me demande si j’en ai déjà vu des comme ça.
– « Non ». Il m’explique alors:
– « Les colliers comme celui-ci sont porteurs d’une part d’histoire du Nouveau Mexique. Ils sont faits avec les « restes » d’un accident de train. Les Indiens du village de Santo Domingo ont récupéré le formica rouge des tables des wagons, les batteries, les disques vinyl, les bouts de plastique… et les ont utilisés pour compléter les pierres semi-précieuses qui leur manquaient à ce moment de la « Dépression ». On les appelle battery-backed jewels ou dépression-jewelry. Les collectionneurs d’aujourd’hui sont prêts à les acheter des fortunes. Surtout ceux faits avec les disques ».

 16h30,
– « Je dois partir, on a invité des gens. Je reviendrai samedi. »
– « Oui, mais pas avant 3h, je vais à l’enterrement d’une chère amie, potière, regardez les poteries là, c’est elle. »

George et moi qui partons dimanche avons invité les autres à un apéro, vin, olive niçoises, fromages, fruits…
On parle de tout et de rien puis de ce qu’on pense de notre séjour ici, certains le trouvent inutilement long, d’autres trop courts, mais on est tous d’accord pour dire que ce sont des conditions exceptionnelles pour créer.

Seuls et  libres de nos journées.
La nuit arrive, on se dit au revoir.

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