94 – Déjeuner et Dîner avec Liz, Angel Fire, Sauvagerie de la Terre Ici, Formalités

Traîne, propose mes valises à Liz, qui finalement n’en a pas besoin. Oui, il y a 2 semaine à peu près, j’avais échangé ma petite valise optimiste pour une beaucoup plus grosse qui contenait pour le même prix (!): un sac pour ordi, une trousse de toilette, un grand sac à roulette et une petite valise à roulette taille cabine. Après avoir essayé de mettre des livres dans la petite et la petite dans la grande puis bourrer d’habits, ça pesait je ne sais pas combien mais je pouvais à peine la soulever.

Son fils Logan et sa belle fille Suzan arrivent pour l’aider à envoyer une partie de ses bagages par ups. On se croise, on bavarde. Ils proposent qu’on déjeune ensemble chez Gutiz. Ils habitent Angel Fire à une demi heure de Taos, depuis 2 ans. Lui était avocat pour des grosses boîtes et a pris sa retraite à 39 ans. Depuis ils ont tout le temps pour s’occuper de leurs 3 filles, refaire la maison achetée ici, skier, randonner, être pompier bénévole…

Il fait si beau aujourd’hui qu’on déjeune dehors. Ils disent qu’ils ont choisi Angel Fire pour les écoles tranquilles mais qu’ils en ont mare d’être si isolés malgré le ski qui est leur passion. Ils pensent revendre et s’installer à Taos. On parle de l’Amérique, des ours de retour ou réveillés après l’hiver, du lion des montagnes qu’ils ont vu au sud d’Albuquerque, près de la route, de cette sauvagerie de la terre ici qu’ils adorent. Blancheur éclatante du printemps.

Après le repas, rendez-vous avec Michael pour regarder ce qu’il en est des étrangers qui ne peuvent pas partir et qui ont dépassé les 90 jours autorisés sans visa. Il regarde sur le site et imprime la partie qui nous accorde 1 mois supplémentaire, sans formalités. Bien contente, hier il était question de déclaration aux services de l’immigration. Evidemment on bavarde assez longtemps et je rentre après un tour en ville pour un dernier dîner avec Liz qui part demain. Je resterai la dernière. Seule à profiter du soir vers la morada dans cette lumière dorée que j’aime. Comme tout à l’heure, après la ville.

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