95 – Changement de Règles, Adieux sans Fin, la maison du Peintre Fechin, Dîner avec Pamela, la Culture Afro-Américaine

Hier certains vols ont repris. Voyons ce qui se passe dans le ciel.

Ce matin un grand spécialiste explique sur la BBC: « Puisque le volcan continue – le nuage toujours à planer sur l’Europe – mais que les compagnies sont en train de perdre des milliards et que ça paralyse une partie de nos  économies, et après quelques essais de vols en Allemagne, en France, en Angleterre, on a décidé de changer les règles. Celles-ci se révèlent trop strictes pour une économie globale en légère récession. Le danger de ces nuages volcaniques est surévalué. Conclusions modernes:

Passons de la règle: « Lorsqu’un volcan entre en éruption, interdiction de s’approcher à moins de 100 miles du nuage. »
à celle qui convient dans notre monde ultra développé et performant : « Lorsqu’on perd trop de milliards, mettant en danger la planète économique entière, on peut traverser le nuage. »
Cela va sans dire, mais disons le quand même, je suis assez contente que d’autres essaient le bain dans le nuage de cendres avant moi.

10h30, Liz attend le minibus qui vient la chercher à 11h00. Michael arrive. On papote chez moi. Adieux.

Redis que le chauffage ne marche plus depuis quelques jours. « Je vais regarder ça. Effectivement une des pièces est dévissée. »  La revisse, mais après quelques essais infructueux, ça ne marche toujours pas. Il décide de faire venir le plombier. A 13h00 il arrive et répare.

Je propose mes valises à Pam, que je croise. « Oui peut-être, oui  je passe les prendre et on dînons ensemble ce soir. »

Dans la continuité de l’exploration des maisons d’artistes et de mécènes de Taos,
je pars visiter celle du peintre Nicolai Fechin, qui était fermée quand j’avais voulu y aller.

 

 

 

 

 

 

 

C’est lui qui en a fait les plans et réalisé une partie des menuiseries: portes, fenêtres, meubles
et il y avait réuni en plus de ses tableaux, ceux de ses amis peintres.


Après le dîner en ville, on repart, traditionnellement à pied dans la nuit, Pamela me disant comme elle préfèrerait rester encore et comme à Toronto, lui manquent les Etats-Unis. Surprise, je lui demande: « Ah bon, qu’est-ce qui te manque? » « La culture afro-américaine, elle n’a pas d’équivalent dans le monde. Et je l’aime. » Sur le coup je n’y pense pas mais je me dis qu’en France il y a aussi cette richesse des cultures métissées et entre autres celle qui résulte de la rencontre afro-française même si (d’ailleurs mon ordi souligne de rouge afro-française, ça n’existe pas.), cette culture n’est pas répertoriée.

1 réponse

  1. S’il fallait mettre des mots sur toutes les mélanges, nos ordinateurs (et têtes) exploseraient! Voilà, tiens, encore un exemple de ce que la langue ne reflète pas tout ce que l’esprit et le faire-ensemble est capable de contenir et faire exister

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