7- Mauve Cachemire, Debra Bloomfield et les 4 Corners, Sirènes de New-York

etincelance

 

 

La température remonte
ou est-ce le superbe pull d’un mauve cachemire
que j’ai trouvé il y a 2 jours dans une petite boutique d’occasion
qui me tient au chaud ?

Ou m’habituerais-je au froid ?

la cuisine lumiere

 

 

 

 

A part les photos à l’entour pour apprivoiser ce nouvel espace, je ne fais pas grand-chose. Je lis les poèmes de DH Lawrence écrits à Taos, ne peut décoller d’un livre d’une photographe:
Debra Bloomfield que je ne connaissais absolument pas et dont je trouve les photos superbes. Elle met en résonnance des photos de paysages des 4 corners (Utah, Arizona, Nouveau Mexique et Colorado) avec des photos prises dans de très anciennes petites églises. Etrangement un vrai dialogue se noue entre ces vastes paysages souvent pris presque sans lumière et l’intimité des intérieurs d’église. Rien d’artificiel.

Assise jute à côté du poêle dans un fauteuil vieux rose digne d’un intérieur anglais, à travers la fenêtre en face au sud ouest, j’ai vu la nuit monter et bleuir puis noircir le ciel. Je sais qu’au-dessus de la maison la lune doit briller. Tout à l’heure en rentrant je l’ai vue toute pâle, à travers le haut encore doré des arbres. Je me sens plus contemplative que jamais, une autre manière d’apprivoiser ce lieu. Tellement différent de voyager en voiture dans ce sud-ouest comme nous l’avons fait avec Cécile et d’y résider.  lune de jourrose du soir
Tiens j’entends, loin, une sirène, exactement le même son qu’à New-York quand on les entend passer derrière les doubles vitrages des hôtels.

Noir absolu derrière la fenêtre. Plus rien à distinguer, 18h30. Comme d’habitude j’ai oublié mon thé.
Froid maintenant.
Seule?

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