Vendredi soir, ventilateur, jambons au plafond et la chaleur des nuits d’été pour déguster des tapas et un petit verre de vin en bonne compagnie.
Au matin, par la fenêtre, l’océan prometteur de tout ce qu’on avait pressenti d’éclatant. Nous partons.
EN ROUTE POUR RIBADEO En ce samedi d’août 1997, des immeubles, les mêmes qu’ailleurs, ici aplatis par la vitesse, formes blanches, alignées sous l’envol noir des arbres.
Friches industrielles et usines là où nous attendions une nature forte d’être restée telle quelle.
On part tous en vacances, les usines au loin ne sont plus que les lignes d’un paysage transformé. Et bientôt c’est à vélo que nous dévorerons les kilomètres.
En attendant, d’autres routes se trament et les cheminées fument, mais nous savons qu’au bout il y a les noms chantants, la sauvagerie de l’océan et les visages face au vent du large.
En quittant l’autoroute qui longe la côte, arbres saisis en déséquilibre comme dans un mirage inversé, ils peuvent disparaître si vite et cèder leur terrain au noir bitume dévorant.
Cow-boy dans le rétro. Espagnol par la fenêtre.
Les embouteillages c’est pareil partout. Comme les congés. La brume et il pleut, mais nous sommes en tenue de vacance, prêts à descendre les torrents en maillots, fiers de nos corps débarrassés du costume.
Le long de la route pourtant celles qui appartiennent à la terre traversée, telles qu’en elles-mêmes.
Oviedo.
Nuit à Ribadeo. On trouve partout ces rues qui entrent dans la mer, l’océan, le fleuve. Repas de coques et palourdes marinata, parfait de turon, flan au lait délicieux. Chambre du Parador à éviter, 9m2 sans air, chien hurlant, boîte de nuit au tournant.
DIMANCHE EN GALICE A Camarinas, restaurant, mejillones, empanadillas, vino blanco et après, spectacle avec chèvre,
flâneries,
rencontres,
et football sur la plage.
On part se balader, avec l’océan tout près, juste derrière,
là entre les rochers.
Corçubion
Les fumées des usines de l’autre côté de la baie,
la fille qui va pêcher le poulpe sur la jetée les a oubliées, et nous aussi.
Repas avec soupes offertes (caldo gallego : choux pommes de terre) puis huîtres, cazuela de pescadores et mariscas. Tarte de Santa Cruz dont le beau nom nous fait oublier le péché.