12- Dimanche à Taos, Coyote dans la Neige, les Images de George, Emotion

Comme hier soir à force de traînailler je me suis couchée vers une heure du mat (décalage horaire parfaitement résorbé!), je décide de rester au lit. Radio, lecture, me fais couler un bain. La matinée passe à revoir mon montage diapo que j’aime bien et finalement je change la musique.

Rapide déjeuner et je pars vers ce fameux Est qui monte.

Il y a bien les grands arbres, les nuages aussi pâles que la neige et le ruisseau encore plus noir d’être enserré de blanc.

Un chien gris magnifique passe à toute allure à un mètre, superbement indifférent.
Tellement indifférent que je me demande si c’est un chien. Mais quoi d’autre, un coyote ?
Qui sait, je n’en ai jamais vu!Ça pourrait bien en être un,  l’allure, la taille, la localisation. Un peu gras, et ses oreilles, pas assez longues?

Courte marche dans la neige. Sans chaussures imperméables, mes pieds se refroidissent extrêmement rapidement. Bonne excuse pour quitter ce paysage qui ne me motive pas plus que cela: ça ressemble aux approches de stations d’hiver chalets éparpillés, neige salie par trop de passages, rien ne me plaît vraiment.

Sauf dans ma tête, la beauté de l’animal et celle de sa course.
En redescendant en voiture je tourne vers le sud sur une grande route, un peu avant Taos, et j’ai d’un coup une vue complètement dégagée. Pas mal.
Demain achat de chaussures. Avec ce soleil il faut que j’aille voir de près le Rio Grande et la Red River qui s’y jette un peu plus au nord vers le Colorado.

Retour à Taos,
Chevaux ou vaches là-bas?

Je croise George, (oui ici c’est sans s), vers le supermarché, on se prend un café, on rentre ensemble et il me montre ses « images » comme il les appelle, qui sont des photos reconstruites sur photoshop. Y’en a une vraiment belle.
Et 1 montage avec des photos qu’il a retrouvées, de son père et de lui avec ses 2 frères que je trouve très émouvant, sans lui dire car hier il m’a expliqué qu’il voulait, dans ses oeuvres, éviter toute émotion qui risquerait, chez le regardeur ou le lecteur, de provoquer quelque empathie autre qu’esthétique.
Et nous voilà, sans émotion, chacun chez nous, bien tranquille et la nuit qui monte et la lune presque aussi lumineuse qu’hier soir.

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11- Dîner entre Résidents, Diaporama, Pleine Lune

Courte balade et quelques mails. Surtout, préparation d’un diaporama des 10 premiers jours à Taos
Comme je fais ça avec la fenêtre en face de moi, je vois les arbres et la neige passer de l’éteint à l’étincelant, l’envie me prend alors de partir voir ce qui se passe là-bas au bout de la rue quand on tourne à l’est au lieu d’à gauche pour aller à la ville.
J’avais déjà un peu exploré mais pas très loin ce jour où la glace rendait tout vraiment glissant. Et le début m’avait plu; on devinait la ville se perdant en vagues maisons avec voitures d’occasion, des vieux trucs traînant dans les jardins, débordant sur les trottoirs, devenant campagne puis forêt. Ensuite ça montait, les arbres se resserraient en sapins sombres. Sur la carte un ruisseau serpente avec petits ponts et des rives enneigées sûrement. On s’y remet.

Evidemment ça commence par l’éternel souci de perfection avec attribution de secondes et de transition à chaque diapo. Me voila dans iphoto, tout le monde sait s’en servir, ça doit pas être compliqué. Je cherche à être précise. Au bout d’un temps je vois qu’à ce rythme rien ne sera fait. Je me résous donc à l’automatisme pas si mal d’ailleurs.

Courses au supermarché pour acheter de quoi faire une salade en vitesse.

Nous voilà dans la première maison d’Hélène Wurlitzer, celle qu’elle a habitée pendant que l’autre était en construction. C’est notre maison commune! Pleine de charme. On y dîne joyeusement.

Puis Liz qui savait que j’avais préparé un truc en parle et il s’avère à ma grande surprise que personne n’a rien apporté. Quoi ? mais quels sont ces Américains, moi qui croyais qu’on pouvait absolument compter sur eux ! Ou alors je ne connais pas encore le code et dire que etc… n’engageait à rien. La seule à se mouiller fut donc la brave représentante de la vieille Europe. Cette Europe jugée au long de leurs récits de séjour chez nous, fort agréable, si jolie, mais bien peu efficace. Ah ! notre signalisation routière.

Me voilà à ouvrir mon petit portable et mon haut parleur microscopique (genre 6 cm2), un peu faible malgré tout dans le grand salon mais comme l’écran doit être regardé d’en face et de pas trop loin, ça ira bien. Je me lance. Ils ont beaucoup aimé, me disent-ils.

Retour à la lampe de poche à travers le champ enneigé. Liz et moi marchons prudemment dans les pas un peu trop grands de George, le pionnier, (il a tout à fait l’allure de l’aventurier nouveau monde), ça doit être marrant à voir les deux femmes allongeant leur pas, derrière la haute silhouette.

 

 

 

 

Les nuages filent et découvrent la pleine lune. Mes voisins rentrent. Je reste dehors profitant de cette laiteuse clarté.

 

 

 

 

 

 

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10- Mes voisins Liz et George, Brodsky Bookstore, Vertige sur le Pont, Gorges du Rio Grande

J’ouvre les rideaux sur un temps blafard, me réconforte avec un délicieux petit déjeuner, vais voir George, qui est d’accord pour partager son accès internet avec moi et me propose de le payer en séances de conversation française. Pas mal. Donc j’ai enfin internet « chez moi », faiblard mais existant.

A midi, le soleil revenu, Liz m’invite à déjeuner dans un petit restaurant à côté pour me remercier de l’avoir emmenée faire ses courses en voiture.  Après le repas on s’arrête dans une librairie Brodsky Bookstore tenue par Rick, un vieil hippie qui sort ses livres de photos – ah tentation – mais je résiste et la semaine prochaine il apportera un livre épuisé (à lui) qu’il aime beaucoup et je lui montrerai Four Corners de D.Bloomfield et mon livre sur l’imaginaire de la forêt, Lisières du Temps.
Cedric m’aide dans tous mes ennuis informatiques.
Bientôt, lumière comme j’aime, je pars vers le nord de Taos jusqu’au pont métallique qui surplombe le Rio Grande.



J’avais oublié comme le pont tremble à chaque voiture qui passe. Et je me souviens:  Cécile et moi collées au parapet, à regarder l’éclat de nuit de l’eau, là, tout au fond, encore assombri par l’or bientôt disparu des berges. Vertigineux.



Soleil bientôt très bas sur l’horizon.


Retour à la nuit tombante, moment délicieux.

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9- Democracy Now, Howard Zinn, Rencontre dans la Maison d’Hélène Würlitzer

Democracy now, c’est l’émission que j’écoute très tôt le matin, au lit. Amy Goodman, est une formidable journaliste d’investigation sociale et politique engagée sur le front des droits démocratiques, de la justice sociale, et de la paix. En 1996, elle cofonde la station Democracy now! et en anime l’émission quotidienne d’une heure.

Ce matin des interviewes un hommage à Howard Zinn, qui est mort hier. Il a écrit une superbe Histoire Populaire des Etats-Unis qui a été traduite en Français par les éditions Agone.
En voici la présentation : « Cette histoire des Etats-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d’histoire parlent habituellement peu. L’auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu’aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l’histoire officielle.

lempire-am-bdVertige Graphic puis Delcourt l’ont publiée en bd .

A 14h, nous nous sommes tous retrouvés dans la maison d’Hélène Wurlitzer autour d’un buffet soigneusement préparé par Michael. On a fait connaissance. Je parle avec Pamela Dodds et Heather King.
Certains des « members of the board » étaient là: Bill Ebie l’ex directeur de Roswell, résidence de six mois à un an pour les visual artists, avec une exposition à la fin. Et Rena Rosequist, propriétaire d’une des plus anciennes galeries sur Kit Carson rd, et qui connaît toute l’histoire artistique de Taos depuis l’arrivée des premiers artistes au début du siècle dernier.

Je rentre avec mes voisins, Liz et George, tous deux écrivains.
Reprends le Serpent à Plumes, j’aime, finalement.

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8- Redford et Sundance, Casino Jack et Lobbies, Eduardo et Taos Pueblo

« 5h du mat ».
A la radio j’écoute une série d’émissions sur le festival de Sundance.
Cette année sont présentés des documentaires que Redford tient à montrer:
« Il faut qu’ils arrivent  jusqu’au public, que les gens puissent les voir ».
Etait invité ce matin Alex Gibney, le réalisateur de Casino Jack and the United States of Money, film sur l’argent des lobbies dans la politique américaine. A ce propos, ils reparlent de cette loi qui, en accordant le statut de personnes privées aux entreprises, leur permet d’investir ouvertement autant d’argent qu’elles veulent pour influencer les hommes politiques et interférer sur les lois.


Je pars en voiture vers le land management office pour acheter  des cartes genre IGN. Ils sont très étonnés que je pense aller randonner avec la neige et l’hiver!

Je leur dis que mon intention est plutôt d’aller photographier le Rio Grande et la Red River… Grand soulagement, ils n’auront pas à appeler la police pour chercher la vieille Française. Il faut dire que Taos c’est assez sauvage, au milieu de montagnes qui montent très haut. Il y a une station de ski tout près.

Les rivières ? Justement madame, il y a plusieurs endroits qui sont tout à fait marchables, sans être une randonneuse pure et dure, jeune et endurante, et même avec des routes pour arriver pas trop loin des endroits intéressants. En plus comme me dit la fille derrière le comptoir : « oh you’ll see, they’re so marvellous hikes ».

Je demande alors si on peut aussi se promener et photographier dans les territoires indiens. Le spécialiste, c’est Eduardo, me dit-elle. Elle l’appelle et il arrive très tranquillement, regarde la carte, m’explique où je peux aller.
– « Et là, autour de Taos Pueblo? »
– « Non, dans cette grande partie rouge là, (rouge, c’est justement les territoires indiens) on ne peut rien photographier. »
J’insiste un peu et il me raconte alors que les autres parties rouges, de l’autre côté, je peux, mais comme il vient de me le dire, là, non, c’est impossible, ils se sont battus, ça été très dur d’avoir cet espace autour de leur village et ils ne veulent absolument pas que des étrangers à leur communauté viennent prendre des photos. Ils sont chez eux et qu’on leur foute la paix. Je lui demande
– « Vous êtes Navajo? »,
je sens un petit retrait.
– « No, Pueblo, les Navajos sont des nouveaux venus sur nos territoires, comme les Européens! »
complète-t-il. Je lui réponds,
– « ça je savais. »
il sourit et attend que je parte.
– « Bye. »
– « Bye. »


Je roule vers le sud puis l’ouest, les routes deviennent de plus en plus étroites un peu plus défoncées, et très peu de voitures. Des faubourgs, des champs, des fermes, des caravanes métalliques, avec à l’horizon les montagnes. Je photographie, continue à rouler, et comme le jour baisse que la tempête de neige est prévue pour ce soir cette nuit ou demain, je trouve un endroit pour faire demi-tour. En approchant du bas côté, en contrebas, le ruban sombre d’une petite rivière, un pont en bois, la neige pas encore fondue et des grands arbres.


« A la maison », je déplie les cartes. La tempête prévue deviendra un moment de bonheur avec toutes ces lignes et couleurs, rivières et chemins que je ne connais pas, là par terre, pour réchauffer le blanc du monde demain.
Rouge orangé,  on ne passe pas.


Quelques voitures passent, et le souffle du vent, par moment.

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7- Mauve Cachemire, Debra Bloomfield et les 4 Corners, Sirènes de New-York

La température remonte ou est-ce le superbe pull d’un mauve cachemire que j’ai trouvé il y a 2 jours dans une petite boutique d’occasion qui me tient au chaud ?
Ou m’habituerais-je au froid ?

Lire les poèmes de DH Lawrence écrits à Taos. Impossible de décoller du livre de la photographe Debra Bloomfield: Photos de paysages et de très anciennes petites églises des 4 corners (Utah, Arizona, Nouveau Mexique et Colorado). Un étrange dialogue se noue entre ces vastes paysages souvent pris presque sans lumière et l’intimité des intérieurs d’église. Rien d’artificiel.

Photos à l’entour pour apprivoiser ce nouvel espace.

Assise jute à côté du poêle dans un fauteuil vieux rose digne d’un intérieur anglais, j’ai vu la nuit monter et bleuir puis noircir le ciel. Je sais qu’au-dessus de la maison la lune brille. Tout à l’heure en rentrant je l’ai vue si pâle, à travers le haut encore doré des arbres. Je me sens plus contemplative que jamais, une autre manière d’apprivoiser ce lieu. Tellement différent de voyager en voiture dans ce sud-ouest comme nous l’avons fait avec Cécile et d’y résider.  
Tiens j’entends, loin, une sirène, exactement le même son qu’à New-York quand on les entend passer derrière les doubles vitrages des hôtels.

Noir absolu à la fenêtre. Plus rien à distinguer, 18h30. Comme d’habitude j’ai oublié mon thé, juste là, posé, froid maintenant.

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6- Rencontre avec mon Voisin, Restaurant « Nouvau Mexique » avec Carolyn

Chien qui aboie au passage, se tait quand j’approche du grillage.
Je retrouve Carolyn, l’écrivaine de théâtre pour un déjeuner dans un restaurant « Nouveau Mexique ».

On marche jusqu’à LA bibliothèque, où nous rencontrons mon voisin (finalement en terrain neutre): écrivain lui aussi. Quand Carolyn lui demande ce qu’il écrit il répond : « books ». J’ai dû prendre un air trop dubitatif, ai senti qu’il interprétait ça comme un doute sur son statut d’écrivain alors que je me demandais juste quel genre de livre il écrivait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un peu de Lawrence, ce soir.

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5- Helene Wurlitzer, Liberté du Rien Faire, le Temps, les Autres Artistes

Réveil ensoleillé, dehors il glace, ça brille.
Etrangeté d’être ici, loin de ma vie française et étrangère à la vie américaine. Sans intention d’insertion,  3 mois c’est court.

Hélène Wurlitzer a donné sa maison et sa fortune pour que des artistes puissent vivre un temps libre de tout.
Absolument libre de dormir, de travailler, de lire, de me balader, de prendre ou non des photos. Une liberté  qui prend vraiment forme comme une crème ou une sauce prend, dans un lieu et un temps consacré à cela.

Et la présence de 7 autres personnes, qui partagent le même immense privilège, renforce encore la prise.

 

 

Chacun dans sa petite maison, toutes différentes, avec des espaces communs où on peut faire connaissance. Arrivée jeudi dernier, ai rencontré une peintre et deux écrivaines. N’ai vraiment parlé qu’avec Carolyn. J’aime assez cette prudence et suis entre autres très curieuse de voir comment les relations vont s’établir. Réunion générale jeudi prochain autour d’un café !Je perçois déjà comme il sera peut-être déstabilisant d’avoir l’autorisation officielle d’aucune obligation.
Cela débouche sur des questions du genre : que suis-je venue faire ici, que vais-je tirer de neuf de ce morceau de vie. Cette « vacance » va-t-elle permettre d’aller dans des directions dont je parle souvent sans y aller justement…

Je pressens la peur qui pourrait venir à l’idée que rien ne sorte de tout ce temps dont nous disposons entièrement. En arrière plan, l’éventualité de repartir sans que rien n’ait eu lieu. Probablement pour ça que j’écris tous les soirs quelques lignes et me re-passe les photos prises.

Il sera aussi particulièrement précieux ici, à l’opposé de cette inquiétude latente du faire, de laisser le temps au temps. La banalité des jours passés qui me saute aux yeux quand je re-lis et re-garde ce que j’ai fait, ne me déplait pas.
Grâce à la  neige?  Elle gomme les reliefs, les traits saillants, les couleurs, toute excentricité. Elle ramène au plus simple déroulement des jours, transforme le monde balisé en territoire inconnu : blanc étincelant au soleil ou étouffé par un ciel plus gris, et silencieux.

Jusqu’à la nuit cotonneuse.

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4- Soleil Glacé, Bibliothèque et Mails, Ecrivaine du Maine

Le ciel se découvre par moment, bleu et soleil très vif, les arbres brillent. La neige est quand même gelée.

La bibliothèque de la Fondation, où on peut accéder à internet est fermée, mais devant, sous un porche il y a un banc avec coussin où on peut s’installer pour profiter du wifi, à toute heure du jour ou de la nuit, comme nous l’a redit hier Michael Knight, le directeur. J’y vais avec veste, triple pulls et chaussettes, bonnet, gants, car je voudrais voir si les mails marchent. Toujours pas.
Arrive l’écrivaine d’hier, Carolyn, qui s’installe à côté et lit ses mails. Et puis elle commence à me raconter les pièces qu’elle écrit, uniquement sur les femmes  pour équilibrer la production mondiale où il y a tellement plus de rôles pour les hommes.

De : Carolyn Gage
The Parmachene Belle
23 janvier 2010 22:16:
À : marie

 

 Carolyn

Il fait bien froid mais on reste à « causer » pas mal de temps. Elle m’explique son utilisation du mot « décolonisé » pour parler des gens qui arrivent à résister à la pensée dominante ambiante. Tombe une très fine neige. On part quand même à pied pour le centre ville, par la rue Kit Carson, plutôt mal nommée dans ce pays d’Indiens, il y a d’ailleurs aussi sa maison transformée en musée, sa forêt et semble-t-il aucune protestation. C’est lui qui, pour mettre fin à une révolte des Navajos, (ils avaient tué pas mal de blancs), avait donné l’ordre de tous les exterminer y compris les femmes et les enfants. Ils s’étaient réfugiés dans le canyon de la Muerte, nom donné pour mémoire à une partie du canyon de Chelly.

On passe l’après midi à la bibliothèque municipale. En sortant, on peut enfin voir les sommets des montagnes alentour, d’un blanc rendu étincelant par l’éclat du soleil et le fond très sombre presque bleu nuit du ciel d’orage..

Chez moi, je lis les 2 courtes pièces que Carolyn m’a envoyées. Là où j’attendais du théâtre militant comme je n’aime pas du tout, je découvre des pièces incroyablement vivantes.

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