37 – Revenir, pneus et valves, Tokinish

Ce matin je lis, regarde la neige tomber, bois un thé. Vais faire la lessive. Liz arrive. Pendant que mes affaires sèchent et que les siennes lavent, on bavarde. Liz me demande si je reviendrais dans la même résidence, je lui dis que oui, que revenir serait bien pour consolider des liens et finalement j’aime l’idée de continuer, creuser le même sillon. Elle non, elle préfère explorer d’autres pistes, rencontrer d’autres environnements.

Je rentre déjeuner, il est presque 2h. Je trie les photos et pars retrouver Carolyn désespérée par une mauvaise critique. On se retrouve à la bibliothèque. On va voir Michael, on discute de la critique puis de la pièce que Carolyn veut écrire sur Dorothy Brett, des tableaux dont elle voudrait la reproduction, etc…

Je demande à Michael s’il veut bien regarder un truc qui s’allume sur le tableau de bord de la voiture. Il m’explique que ce sont les pneus qui ne sont pas assez gonflés. Qu’à cela ne tienne il a ce qu’il faut. Il regonfle un pneu et au moment de retirer le compresseur, la valve vient avec. Nous voilà parties pour une heure d’entretien avec le loueur, qui envoie le dépanneur qui vient changer le pneu pour être sûr qu’on ne fasse pas de bêtise ! Puis on va chez Tire Factory pour laisser la roue. On lui demande s’il pense que la valve pourrait être défectueuse, puisque le pneu se dégonflait. Il nous dit que oui ça arrive assez souvent, promet de réparer la roue pour le lendemain matin et de regarder pour la valve.

Je rentre, fatiguée de n’avoir pas fait grand’chose. Me met à lire les poésies de James Thomas Stevens qui met en exergue de son livre Tokinish, La Bête Vivante , une citation de John Donne: “But yet the body is his book”

Essaie d’écrire. Rien rien rien… Le blanc.
Le jour se couche là-bas derrière les arbres.

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