50 – Timothy O. Sutherland, Cow-boy et Machine à Café, Robbie au Caffee Tazza, Blurb

La voiture à la fenêtre disparaît sous la neige. Pas très froid.

Je lis Ed et ses cartes postales en tous genres, mais presque toujours un peu en colère, ça me rassure. Y’en a d’autres. Le plus surprenant c’est qu’il a écrit tout ça entre 1949 et 1989,  avec la même urgence que celle d’aujourd’hui.

Rendez-vous avec Robbie au Caffee Tazza. En y allant, court arrêt chez Tim O. Sutherland, photographe et qui propose des impressions digitales. On parle comme d’habitude digital et argentique, me montre sa dernière acquisition un Sony qu’il trouve très très bon et  me montre une grande photo panoramique en noir et blanc, winter sunrise over Taos Mountain dont la qualité est surprenante. Nous échangeons nos cartes et lui dis que je reviens plus longuement après le rendez-vous.

Robbie est déjà là. Les mêmes cow-boys que l’autre fois, l’un, avec casquette, est en train de prendre des photos d’une ancienne machine à expresso italienne en cuivre qu’il veut vendre sur ebay. Il est comme chez lui, astique le cuivre, essaie différents emplacements pour prendre la photo, discute du prix qu’il compte en tirer avec son ami. Peut-être est-il chez lui, après tout.

Avec Robbie, on parle livres photos, je lui rapporte les deux sur Venise qu’elle a  auto-publiés sur Blurb, et il y a aussi celui-ci.

C »est vraiment bien cette possibilité, qu’utilise aussi Carolyn pour ses pièces.  On en vient à nos filles. La difficulté pour tous nos enfants de gagner leur vie à la mesure de leur travail, de la cherté des loyers etc… Je lui parle de la visite à T. O. Sutherland (j’ai un peu de mal avec le passage immédiat au prénom) et on décide d’aller le voir. Il est avec un autre photographe, je montre à Robbie le panoramique magnifique. Tim lui montre le Sony. Discussion technique, Hasselblad, Leica, Rolleiflex.

Je regarde les tirages: en particulier des portraits, que Tim est en train de préparer pour sa prochaine exposition. Et puis son livre sur de l’ouest américain. J’allais oublié, au moment où nous sommes entrées, il me dit: « Ah! Tout le temps de ton rendez-vous, je l’ai passé sur ton site. Les couleurs j’aime pas trop. Ah! Si la Patagonie », je souris, comme par hasard mais il l’avait remarqué, ce sont des négatifs que j’ai scannés, « mais les noir et blanc, chapeau! Les ombres et tout, c’est très beau. » Je ne peux pas m’empêcher de lui dire que c’est aussi mon avis, en rigolant bien sûr… pour ne pas avoir l’air…  de quoi d’ailleurs? On prend rendez-vous pour des tirages éventuels.

Il est 1h, je rentre, déjeune, range un peu, lis, Robbie me dit qu’elle a changé son site. Je regarde et oui il est drôlement bien. Il y a un de ses livres d’artiste qui me plaît beaucoup. Elle m’a justement proposé un échange. On va voir.

3h et demi, départ pour le nord de Taos. La lumière est presque comme hier. Soleil, brume.

Le soleil est couché. Juste pour rappel de ce qui a eu lieu, plein ouest une ligne claire différente chaque soir on dirait, tenant du rose, ou du jaune, ou ivoire, tremblotante et  liquide, ou rouge, ou verte, blanc neigeux, ou mauve, ou grise et qui « sombre » elle aussi, nous laissant seuls avec nos phares. Rentrer bien au chaud dans la voiture et la nuit, quel plaisir. Voilà Taos avec ses lumières, et en arrivant, les 2 casitas éclairées, mes voisins sont là.

 

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