83 – Satanés bagages, Taja, Pablo Flores, Rainbow, Maison Rouge, Ciel de Théâtre

Je vais rendre la petite valise que j’ai achetée, en choisis une énorme. Conchita, je suis sûre que tu rigoles et penses à Venise et au sac démesuré que j’y ai trimballé pendant 2 jours. Ici, j’ai été raisonnable mais avec le froid j’ai acheté des snow boots, des chaussures de marche, une veste polaire épaisse, des livres… Que des choses légères !

Fin d’après-midi, je repars pour le rendez-vous avec Taja et Pablo Florès. Plein de monde dans la boutique, de Pablo, point. Taja l’appelle. Ben non il ne peut pas venir. Tant pis pas grave, curieusement je m’y attendais. Au bout d’un moment nous restons seules. On repart dans la découverte réciproque de nos vies, je lui montre des photos. Elle adore les polaroids. A 18h00, on est encore en train de bavarder. On échange nos adresses. On se quitte.

Pour l’instant en rentrant, rue Kit Carson, (je le cite le moins possible, c’est un nom que détestent tous les Indiens), j’aperçois un immense arc-en-ciel, fonce vers la 64. Prends une photo.

Derrière les montagnes embrouillardées, des éclairs, un assombrissement orageux; le soleil brille à Taos. Je repars vers l’ouest puis le nord pour avoir une vue plus libre. Les nuages, plutôt des nuées filtrent la lumière orangée du soleil, l’étalent, la répandent, non, la brumisent à l’horizon.

Plus de soleil, plus d’arc en ciel. La lumière blanchit, bleuit, d’immenses nuages dans le pare-brise.

Là-bas les vaches assombries de crépuscule. Paître encore et toujours.

Bagages. Jeter l’inutile. C’est déjà mieux.
Demain, je pars très tôt pour Cimarron.

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