92 – Changement de Règles, Adieux sans Fin, la maison du Peintre Fechin, Dîner avec Pamela, Culture Mixte

Hier certains vols ont repris. Voyons ce qui se passe dans le ciel.

Ce matin j’entends un spécialiste  à la BBC parler du volcan:   le nuage continue à planer sur l’Europe. Les entreprises sont en train de perdre des milliards.  Quelques essais de vols en Allemagne, en France, en Angleterre se sont bien passé. Le danger de ces nuages volcaniques nous apparaît surévalué. Oui, les règles semblent se révéler trop strictes. Surtout, ajouterais-je, pour une économie globale en légère récession. « 

Conclusions:
Passons de la règle: « Lorsqu’un volcan entre en éruption, interdiction de s’approcher à moins de 100 miles du nuage. »
à celle qui convient dans notre monde ultra performant : « Lorsqu’on perd trop de milliards, mettant en danger la planète économique entière, on peut traverser le nuage. »
Cela va sans dire, mais disons le quand même, je suis assez contente que d’autres essaient le bain dans le nuage de cendres avant moi.

Je redis à Michaël que le chauffage ne marche plus depuis quelques jours. Il regarde,
–  » Effectivement une des pièces est dévissée. »
Il essaie de réparer. Après quelques essais infructueux, il fait venir le plombier. A 13h00 tout marche.

Je propose mes valises à Pam, elle viendra en prendre une. On décide de dîner ensemble.

Dans la continuité de l’exploration des maisons d’artistes et de mécènes de Taos, je pars visiter celle du peintre Nicolai Fechin.

C’est lui qui en a fait les plans et réalisé une partie des menuiseries: portes, fenêtres, meubles.
Il y a réuni ses tableaux et ceux de ses amis peintres. Encore une magnifique maison, très moderne, pleine de lumière, ouverte sur la nature.


Après le dîner en ville avec Pamela, on repart à pied dans la nuit. Elle me dit qu’elle aurait aimé rester plus longtemps à Taos.

« C’est exceptionnel comme lieu, encore très intact. Et puis quelle chance de pouvoir profiter d’une telle liberté sur un temps long. » Elle ajoute:
« J’adore Toronto mais tu n’imagines pas comme les Etats-Unis me manquent. »
Surprise, je lui demande:
– « Ah bon, qu’est-ce qui te manque tant? »
« La culture afro-américaine! Elle n’a pas d’équivalent dans le monde. Je l’aime. Une culture métissée c’est une vraie richesse. »

C’est vrai quand on pense à la France où des peintres de différents pays se sont croisés, influencés au début du 20ème siècle à Paris, ou aux rencontres fortes entre les musiques africaines, arabes et françaises depuis les années 60. Ou encore l’influence de l’Inde et sa musique sur les Beatles etc…

Carolyn et elle partent demain.

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