93 – Au Dragonfly avec Michael, Estevan Castillo Joailler, Rincon Trading Post, Dîner avec Robbie et Jim

Pamela et Carolyn partent ce matin. Michael et moi les aidons à embarquer leurs bagages. Hugs d’adieu.

Michael me propose d’aller prendre un café-croissant aux amandes au Dragonfly, les meilleurs homemade gâteaux de Taos, 3 sortes de puddings, des tartes, des cheesecakes, un tiramisu… et leur fameux croissant aux amandes. Oui délicieux. On bavarde, un de ses amis se joint à nous. Sa femme arrive, elle est suisse. Ils devaient partir la semaine dernière. Ah l’Europe! Et le nuage, toujours là à enrayer les plans de retour. Le frigidaire a été rempli par tous les départs. Je déjeune.

Puis je continue mon exploration de la ville avec le Rincon Trading Post, à la fois petit musée de famille, auberge et magasin. Estevan Castillo est joailler comme son grand Père, Ralph Meyers, le fondateur de ce comptoir. Celui-ci lui a légué ses outils, ceux-là même qu’il s’était fabriqué pour ses créations.
Estevan travaille avec son fils Michael.

Là encore, on discute, il m’explique en particulier la technique où ils réunissaient tous les restes d’argent qu’ils refondaient en les coulant ensuite dans le sable qui servait de moule. Me reparle des inlays et overlays, me montre un collier dont il a fait chaque perle en argent et un pendentif, des bracelets et des bagues. Il va chercher les poinçons qui ont servi aux différents motifs. Ensuite il sort de vieilles de sa mère enfant, photos de ses parents, prises devant le magasin, d’amis, de fêtes avec les voisins. Un plaisir de voir le passé se dérouler là sur la table et de l’écouter raconter cette vie d’avant.

Ce matin, Robbie m’avait invitée à venir en fin d’après-midi. Elle voulait me montrer les gravures quelle a faites à partir des photos de pétroglyphes prises le jour de notre balade le long du rio Pueblo.
Elle est dans son atelier. J’admire son travail. Une photo de Robbie me plait particulièrement: cet oiseau improbable à tête de cheval, pattes accrochées au sol et aile déployée. Aura -t-il la force nécessaire à l’envol ?

On retrouve Jim dans « sa » cuisine. Ça sent extrêmement bon.  On se régale. Soirée chaleureuse, conversation: les délicieux repas de Jim, nos photos, Taos, nos enfants, les voyages, l’amitié… Dernier dîner ensemble.
On promet de se revoir…

Traîne à l’ouest un liséré jaune indécis.

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